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11.08.2008

Pouvoir d'une grève et justesse d'une cause

A propos de la grève des bagagistes à Zaventem

Je suis toujours interpellée par le pouvoir de désagrément dont disposent certaines professions lorsqu'il leur arrive de faire grève. Transports en commun, poids lourds, services postaux, soins de santé... se mettent à l'arrêt et ce sont des milliers de gens qui en pâtissent.

Par contre, d'autres travailleurs subissent aussi des conditions injustes mais s'ils arrêtent de fonctionner, les répercussions sur la société seront réduites et donc la pression que cela engendrera sur les patrons sera peu efficace. 

On me dira: c'est normal, certains métiers sont plus importants que d'autres et donc quand ceux qui les exercent refusent de travailler, ils marquent aussi leur rôle crucial dans l'économie. Celui qui n'a pas de pouvoir de pression a aussi probablement un moindre rôle social.

Peut-être.

N'empêche : le fait qu'il n'y ait pas de lien entre le bien fondé d'une revendication et sa satisfaction ne me... satisfait pas. Aujourd'hui la Justesse d'une cause s'évalue surtout au nombre d'emmm... qu'elle crée.

 

Commentaires

D'accord avec toi, mais dans tous les cas, c'est généralement le gréviste qui paye le plus cher son acte.

Généralement, après une grève, le personnel subit des pressions de son employeur et de ses clients.

Je crois que l'époque où les gens se mettaient en grève pour un oui ou non est révolue.

Aujourd'hui, quand les gens se mettent en grève, c'est généralement parce qu'ils n'ont aucun autre moyen pour se faire entendre.

Amitiés

Bruno

Écrit par : Carrefour 632 | 11.08.2008

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